Identification – Morphologie : il est reconnaissable entre tous par son plumage bigarré aux couleurs vives. Même à distance, l'association des tons clairs et foncés attire toujours l'œil. Le dos est brun rosé, le croupion blanc, la queue noire mais la partie la plus remarquable de son plumage se compose des rémiges primaires bleues striées de noir et de blanc

Nom scientifique : Garrulus glandarius L

Ordre : Passériformes

Famille : Corvidés

Habitat : Il a une prédilection pour les forêts de feuillus, mêlées ou non avec des conifères. Cependant, on le retrouve également dans les forêts de conifères, les parcs ,on peut l'apercevoir dans les prairies et les jardins proches des habitations.

Comportement : l’espèce est très territoriale. Dès qu'il est formé, le couple défend son territoire contre ses congénères. Les couples « dominants » cherchent à utiliser les meilleures zones de reproduction (forêt dense), laissant les milieux moins favorables aux autres

Vigilance :C'est une sentinelle ,dont le cri strident est réputé alerter ses congénères, mais aussi une partie des animaux du sous-bois et de la forêt à l'approche d'un prédateur ou d'un intrus.

Vol : son vol est direct mais irrégulier.

Chant : c'est en fait un bon imitateur et il a la capacité de reproduire des chants ou des cris d'autres oiseaux et même de mammifères comme le chat ou le cheval. À la fin de l'hiver et au début du printemps, il émet une multitude de sons inspirés de ceux qu'il a entendus dans la forêt ou à sa lisière.

Nourriture : il a une alimentation qui varie selon la saison, il stocke de la nourriture (glands, faines...) pour l'hiver et le printemps. Il peut le faire presque toute l'année, mais c'est en automne qu'il y consacre le plus de temps et d'attention.

Comme tous les corvidés, il est à l’occasion, prédateur d'autres oiseaux (au printemps notamment) ; il n'hésite pas à s'attaquer aux nids de petits oiseaux pour manger leurs œufs voire des oisillons.

Nidification : ils nichent par couples solitaires. Le nid, constitué de brindilles, de tiges sèches, rembourré avec des racines, est placé sur une branche d'arbre ou dans un buisson touffu, à une hauteur suffisante pour être à l'abri des prédateurs.

Reproduction :

- période de nidification : mai,juin
- nombre de couvaisons : 1 par an
- nombre d'œufs : 3 à 7
- incubation : 16 à 18 j.

Données biométriques :

- longueur : 35 à 40 cm
- envergure : 55 à 60 cm
- poids : 150 à 200 g.
- longévité : 15 à 18 ans

Vie sociale : sédentaire

Statut particulier : nuisible

Observations : Il est redoutable dans sa phase de recherche de nourriture, tel un félin, il se coule sur les branches du lilas, toujours bien mimétisé ,sans bruit, il va bondir sur sa proie , insecte ou oisillon qui va se présenter dans son champ visuel. L'attaque est brutale et ne laisse aucune chance à sa victime.C'est la période de nourrissement de ses petits, les recherches sont légion !

Il arrive que son assurance soit contrariée, son vol n’est toujours pas aussi précis que celui de  l’épervier, et les oiseaux déjouent son manque de justesse et de finition.La capture a avorté et les merles alertés, s’empressent vite de créer une riposte, c’est un véritable rempart qui se dresse , les victimes reprennent le dessus , les moineaux  s’égosillent en lançant leur chants de victoire.

Devant autant de résistance, le geai a choisi une zone moins bruyante et donc moins contrôlée, après de multitudes recherches au sol et dans les arbustes, il a capturé en toute impunité une jeune pie qui répétait ses gammes d’envol, le plat était copieux, il valait le détour !

Je remarque que ma présence discrète ne perturbe pas sa chasse, son instinct a pris le dessus , il délaisse son environnement pour se laisser transporter par sa quête de nourriture.

Quelle solidarité ! Les moineaux et les merles veillent sur leur territoire et communiquent  totalement pour se protéger.

Le geai et le promeneur

Un riverain a sauvé et élevé ce geai .Aujourd’hui ,âgé de 8 mois, Il fréquente les taillis, les couverts et les espaces fréquentés par les randonneurs mais sans jamais s’éloigner de son propriétaire.

Il suit les promeneurs en se perchant régulièrement sur les piquets de clôture. Il suffit de se déplacer de quelques mètres pour le voir, vous accompagnant d’un air moqueur et semblant compter vos pas dans ce petit chemin champêtre. Il ne se laisse pas approcher car il refuse le contact mais apprécie la compagnie .Il répond au surnom de  ʺPIOU, PIOUʺ.

 

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