Bilan des accidents-incidents de chasse 2020-2021

L’Office français de la biodiversité (OFB) a procédé à l’analyse détaillée des circonstances des accidents et incidents répertoriés lors de la saison de chasse 2020-2021.

Dans la droite ligne de ce qui est constaté depuis 20 ans, les 83 victimes sont très majoritairement des chasseurs (86%).

La chasse du grand gibier reste celle qui entraîne le plus d’accidents : 59 % contre 41% pour le petit gibier. Les auto-accidents restent au même niveau avec 29% des accidents. A noter toutefois, cette saison, 3 auto-accidents mortels sur les 7 recensés.

Dans un contexte marqué par une constante diminution des accidents depuis plus de 20 ans, l’évolution des incidents1  de chasse est à prendre en compte. Ces derniers justifient le renforcement en cours du travail collectif de formation et d’information auprès des chasseurs de même que celui, récent, des sanctions administratives (dont la suspension du permis de chasser).

Les principales causes des accidents de chasse :

 

Le non-respect de l’angle des 30° : il reste la principale cause des accidents au grand gibier (35%) et cumulé avec les tirs dans la traque (25%) (qui par définition sont des tirs dans les angles de 30°), il représente à lui tout seul 60% des accidents lors des chasses au grand gibier.

Le tir sans identifier, au grand comme au petit gibier, reste particulièrement important (19% des accidents petit et grand gibier confondus).

Les auto-accidents (29%) restent toujours aussi élevés.

Les tirs en direction des routes ou habitations qui sont à l’origine d’accidents, mais également d’incidents (pas de victimes physiques) restent encore trop nombreux.

Rappel :

Avant les années 80, le gros gibier n’existait pas en plaine, les battues et les armes de gros calibre n’avaient pas encore fait leurs apparitions, les détracteurs étaient calmes !

A la fin des années 80-90 et à partir des années 2000, la commune est devenue un village dortoir avec augmentation des pavillons individuels, la population a grandi et occupé de plus en plus d’espaces, la chasse n’avait plus que sa portion congrue.

La campagne n'est plus partagée par le public et la réalité affiche des sondages d’opposition à la chasse proche de 70 %.

Le but est de trouver des journées fixes sans chasse et permettre à la population de se promener sans crainte. Les chasseurs ont tout intérêt à faire évoluer leur réglementation pour s’adapter à cette nouvelle dimension !

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