Halte au désert biologique avec  un sol maltraité ,épuisé, une faune et une flore détruite.

Les principaux pensionnaires , oiseaux, insectes , rongeurs , batraciens , reptiles se développent dans un environnement naturel à condition que la structure végétale soit présente et composée par des  arbres, des arbustes, des arbrisseaux .

 

Les arbustes et arbrisseaux sont représentés par l’aubépine, le prunellier, les ronces , l’églantier , le lierre  .Ils apportent les besoins indispensables au maintien de la biodiversité. Ils favorisent la protection contre les intempéries et la prédation, la reproduction pour l’accouplement et la nidification et l’alimentation avec les apports en nourriture.

La présence de couverts naturels doit favoriser le retour des oiseaux de nos campagnes, actuellement 30 % des espèces disparaissent, 80 % d’insectes en moins, quel constat !

En période de pluie intense, le couvert absorbe le surplus d’eau par une lente infiltration et évite l’engorgement des fossés , par grande chaleur la couverture végétale régule les écarts de température .Observons et protégeons ces paysages , les haies représentent un indispensable maillon dans cette nature sauvage et qui aspire à le rester !!!! "Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s'adaptent le mieux aux changements."
(Charles Darwin / 1809-1882)

Pourquoi l'État met - il 50 millions d'euros sur la table pour replanter des haies ?

Pour protéger les populations d'insectes et d'oiseaux, en forte baisse dans les campagnes françaises, la France a décidé de planter des haies composées de milliers de kilomètres

La mesure est passée inaperçue et pourtant, l'État français va financer cette mesure qui sera versée aux agriculteurs pour accomplir cette mission. Une initiative qui vise à protéger les populations d'insectes et d'oiseaux, en forte baisse dans les campagnes françaises. (parution juin 2021)

Le remembrement ou aménagement foncier devait favoriser les gains de productivité dans l’agriculture et faire disparaitre les gênes , obstacles à la motorisation, tels que bosquets, haies, taillis, chemins herbacés.

Aujourd’hui, c’est un retournement frappant qui propose l’introduction des haies dans les paysages. Des décennies d’oubli ou de non priorité , ont  décimé plus de 70 % d’oiseaux, une entomofaune appauvrie, une pollinisation réduite, un désert  biologique. Le mal est fait, les cicatrices nous rappellent que le retour à la normale sera long à atteindre et pourtant les observations démontrent des signes de convalescence , mais attention à la fragilité des biotopes.

Ne jouons plus les  ʺ Cassandre ʺ !

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