Identification – Morphologie

C’est un palmipède de surface, très lié à l'eau douce et possédant des pattes courtes et palmées

Nom scientifique : Anas platyrhynchos L

Ordre : Ansériformes

Famille : Anatidés

Habitat : ils sont parmi les premiers canards à revenir aux sites de nidification au printemps. Dotés d’une grande faculté d’adaptation, ils peuvent nicher près d’un lac, d’un étang, ou d’une rivière, ou même d’une mare en terrain boisé.

Comportement : Le colvert est le canard le moins farouche. Il s'acclimate facilement à la vie urbaine et craint peu l'homme. Il est très grégaire en dehors des périodes de reproduction.

Chant : la femelle émet des cancanements rauques ; ceux du mâle sont plus faibles et ont une tonalité plus nasale.

Nourriture : c’est un oiseau barboteur qui s’alimente en surface en faible profondeur d’eau, il se nourrit de poissons et d’herbes

Vol : son profil très aérodynamique, tête et cou tendus vers l'avant, lui confère un  vol très rapide

Nidification : La femelle colvert couve seule et prend le duvet de son ventre pour recouvrir ses œufs, afin de les garder à la chaleur et les cacher pendant qu'elle va se nourrir. Il n'y a qu'une seule nichée dans l'année.

Reproduction :

Dimorphisme sexuel : Le mâle et la femelle ont un plumage différent, les mâles sont plus colorés

En plumage nuptial, le mâle se caractérise par la tête et le cou vert brillant, le collier blanc, la poitrine brune, le dessous gris perle et le bec jaune. Le reste du plumage est gris-brun, avec du noir sous la queue.

Comme pour beaucoup d'espèces de canards, le plumage de la femelle colvert est d'un brun moucheté assez terne, ce qui lui permet d'être très peu voyante sur le nid lorsqu'elle couve et d'éviter de tomber entre les griffes de certains prédateurs comme le renard.

Données biométriques

- longueur :  70 à 80 cm

- envergure : de 80 à 1 mètre.

- poids : 2 kg  pour le mâle et 1 kg pour la femelle

- longévité : 20 à 30 ans

Migrateur

- vitesse de vol : Les oiseaux volent à une vitesse comprise entre 80 et 100 km/heure

- départ : août

- retour : janvier

Statut de conservation : LC

Gibier : dates d'ouvertures et de fermetures de la chasse

Récit : La cane et l’épagneul

C’est une histoire surprenante mettant en scène une cane ,ses canetons et mon chien de compagnie, un épagneul breton.

Nous nous promenions sur un chemin longeant une petite rivière , quand nous avons aperçu une cane et ses petits canetons. A la vue du chien, la cane a déclenché toute une batterie de réflexes de survie et de protection de sa couvée. Rapidement les petits se sont effacés et ont disparu dans le couvert, accompagnés de leur mère qui ressortit aussitôt , seule, en incitant notre chien à  se rapprocher d’elle, c’était une diversion. Nous avons assisté à une scène incroyable. La cane faisait des sauts d’un mètre environ , et se laissait tomber pour simuler l’oiseau blessé. L’épagneul était alors dans des conditions de chasse idéales, son instinct s’était réveillé .

Elle le laissa s’approcher à 10 mètres environ tout en  maitrisant son ballet de circonstance, puis s’envola sans prendre de la hauteur .Le chien avait accéléré sa course pensant se rapprocher, mais l’oiseau  prenait maintenant de l’altitude l’obligeant à abandonner et à renoncer. L’épagneul  avait vraiment perdue cette manche et revint vers nous tout essouflé.

La cane nous survola à haute altitude et fit quelques passages au dessus de nos têtes, surveillant notre présence et attendant le retour au calme. Car, tant que le chien était dans sa ligne de mire, elle ne devait prendre aucun risque pour ses canetons.

Puis elle rejoignit  sa couvée en les informant par petits cris que le calme était revenu et qu’ils  pouvaient sortir et reprendre leur activité quotidienne

Notre chien de chasse si fin dans la quête, paraissait impuissant devant ce stratagème, fait de ruses, de simulation et de communication inaudible pour la gent canine.

 Le gibier sauvage connait son milieu et s’adapte en permanence aux pièges qui lui sont tendus !

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