C’est une espèce diurne d’oiseau de proie , très courant ,vivant en Europe.

Nom scientifique : Falco tinnunculus - L

Ordre : Falconiformes

Famille : Falconidés

Habitat :

Il affectionne les régions cultivées (peu boisées), les landes. On peut accessoirement le rencontrer en ville. Il est souvent remarqué au milieu des champs, posé sur un fil ou sur un poteau quelquefois au bord d'une route, ou en vol stationnaire au-dessus d'une proie potentielle.

Chant :

C’est un cri aigu et répété plusieurs fois ,entendu sous la forme de kii-kii-kii.

Nourriture :

Pour rechercher ses proies, le Faucon crécerelle possède deux méthodes :

  • Il arrive en vol sur un lieu choisi et après une brève montée en altitude, pratique un vol stationnaire dit « Saint-Esprit » face au vent en battant des ailes à grande vitesse et en baissant la tête pour observer le sol pendant quelques secondes, puis repart vers un autre lieu pour renouveler son vol stationnaire.
  • Il peut aussi être perché à l'affût sur un arbre, en haut d'un poteau électrique.

La proie localisée, il termine son vol stationnaire et fond sur elle en piqué dans un vol silencieux pour surprendre et attraper sa proie avec ses serres.

Nidification – Reproduction :    

 

Les parades nuptiales commencent dès la fin de février jusqu'au mois de mars. Le mâle courtise sa femelle en lui apportant une proie.

La femelle pond annuellement 3 à 6 œufs. La durée de l'incubation est de 27 à 29 jours.

Données biométriques

Les yeux de la femelle  sont noirs. La femelle a une queue rousse. Le mâle a la tête et la queue gris ardoise. Chez les deux sexes, la partie terminale de la queue est noire.

Longueur :  30 à 40 cm

Envergure :60 à 80 cm

Poids : Mâle de 200 à 250 g

            Femelle de 240 à 300 g

Longévité : 15 ans

Migration : sédentaire

Menaces :

Les principales menaces concernant les populations de faucons crécerelles français sont à rechercher dans l’appauvrissement  général  des  milieux,  induisant  une  diminution  de  la  qualité  et  de  la  quantité  de  nourriture disponible.  Les  impacts  du  remembrement,  le  développement  des  monocultures  et  la  disparition  des  prairies naturelles ainsi que des friches sont cités comme principaux facteurs de dégradation des habitats occupés par l’espèce (source M.N.H.N., Museum National d’Histoire Naturelle )

Protection 

Les populations de Faucons Crécerelles sont protégées par l’Arrêté du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire et les modalités de leur protection (JORF n°0282 du 5 décembre 2009)

Statut de conservation : LC

Souvenir d’enfance …

Adolescent, j’ai récupéré et élevé un oisillon avec beaucoup d’attention et de précaution.

Il vivait dans une grande cage, fermée au départ puis qui resta ouverte au fur et à mesure que sa croissance et ses ailes pouvaient l’affranchir de la gravitation !

Sa nourriture était très variée, passereaux, vers de terre, mulots, sauterelles. Il  avalait les morceaux déchiquetés entre ses serres, puis allait se reposer.

De temps en temps , il sortait , prenait son envol et se perchait sur le toit de la maison ou sur un arbre, dans un périmètre restreint, quelques dizaines de mètres.

Il était très observateur et me suivait du regard, il est vrai que je lui apportais une nourriture très appropriée et très convoitée.

Par moment , il s’envolait et se posait sur mon épaule, alors je sentais la présence de ses serres qui pinçait ma chemise pour stabiliser sa position, mais aucun danger,son cri résonnait dans mes oreilles, il exprimait sa présence !

Le soir je rentrais du collège en bus, et dès qu’il me voyait descendre, alors, il venait à ma rencontre en volant puis atterrissait sur mon épaule, sa position était un peu chahuté car je marchais, un petit jeu entre nous deux.

Un oiseau sauvage apprivoisé, c’est un peu contradictoire, mais il bénéficiait d’une totale liberté, je n’ai jamais voulu l’enfermer, il avait choisi son espace de vie !

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