Identification – Morphologie : le mâle adulte  a le plumage entièrement noir , avec le cercle oculaire et le bec jaune orangé .
La femelle est plus brune que le mâle, avec la gorge et la poitrine brun clair.

Nom scientifique : Turdus merula L

Ordre : Passériformes

Famille : Turdidés

Habitat : il vit dans toutes sortes de forêts et de zones boisées avec des sous-bois, aux lisières des forêts, dans les zones arbustives, les cultures, les haies, les parcs et les jardins, et aussi dans les zones urbaines.

Comportements : c'est  un oiseau qui se nourrit au sol, bougeant en effectuant des séries de courts sauts en courant. Pour extraire un ver du sol, il sautille rapidement sur place et le capture avec le bec, le tirant lentement de la terre. Il retourne aussi les feuilles mortes pour exposer les insectes cachés en dessous. 

Vol : il vole bas sur le sol et parcourt de courtes distances. Il peut aussi avoir un vol rapide avec de rapides battements d'ailes. 

Chant : son cri comprend un bas "chuck-chuck-chuck", accéléré en un bavardage intempestif,  quand il est en alerte. Le cri en vol est ténu et tremblotant. Souvent entendu au crépuscule, le continuel "pink-pink-pink" est aussi un cri d'alarme et le cri émis avant la nuit.

Nourriture : il se nourrit principalement d'insectes, d'araignées, de vers de terre et de graines variées, ainsi que de baies et de fruits. 

Nidification : Il niche dans les haies, les bosquets, les buissons ou les arbustes feuillus. Les couples se forment au début de l'hiver et les premiers nids apparaissent à la fin des périodes de froid.
La femelle construit le nid, et le mâle apporte des matériaux. Le nid est une coupe ouverte faite avec des herbes, brindilles, boue, mousse et radicelles. Il est tapissé d'herbes plus fines.

Reproduction :

période de nidification :
nombre de couvaisons : 1 à 2 par an
nombre d'œufs : 4 à 6
incubation : 14 à 18 j.

Données biométriques :

longueur :  25 à 30 cm

envergure : 35 à 40 cm

poids : 90 à 120 g

longévité : 10 à 12 ans

Vie sociale : sédentaire

Menaces : ses principaux prédateurs sont  les chats domestiques et les corvidés.

Statut de conservation : LC

Classification : gibier : dates d'ouvertures et de fermetures de la chasse

Sauvetage et apprentissage : les jeunes oisillons sont très turbulents et dès que les parents ont le dos tourné , il est très agréable de chahuter en toute insouciance, puis c’est la chute dans un univers hostile et sans concessions.
Les parents partent à leurs recherches et s’époumonent , alors vite les urgences ....


Maintenant on va mieux, on fait même la sieste ! Il nous tarde de voir pousser nos rémiges pour voler de nos propres ailes, (encore quelques jours…..),la cage c'est pas pour nous !

Nous avons réussi à recréer le lien entre la merlette et les oisillons et de préserver leur niveau de croissance. En effet je me suis aperçu que la cage de protection représentait un danger pour la mère, car elle ne s’approchait pas suffisamment pour les nourrir. Après plusieurs tentatives de déplacement, j’ai opté pour son positionnement contre un buis , elle peut se faufiler sans être vue !
Les allées et venues se sont succédé et je voyais bien les oisillons déglutir leur bouillie. Nous continuons à servir les repas, petit déjeuner et dernier "ver" avant le coucher.
Leur plumage a déjà changé et déjà ils se maintiennent en équilibre sur les perchoirs .Je vole de mes propres ailes, mais la portance n’est pas optimale, encore quelques jours,cette journée pluvieuse n'arrange pas les choses .  



Enfin, je me perche , me nourris, je parle à mon entourage .

Avril 2019, une nouvelle nichée de 3 oisillons attend sa nourriture riche en vers de terre du terroir, garanti sans pesticides  !!!!

Le nid est construit à la fourche de 3 branches de laurier haie avec des brindilles et tapissé de mousse. Une couronne de fines branches de thuya borde le dessus du nid en sécurisant l’ensemble, un travail de tisserand !!!

Les parents nourrissent à tour de rôle en empruntant avec subtilité un parcours bien réfléchi . Dans un premier temps, ils se perchent et scrutent l'environnement , puis se lancent dans des trajectoires changeantes dont ils ont le secret. La prudence est de rigueur car la prédation veille et recherche la moindre faille.Il commence à prendre sa forme définitive, la merlette posée sur le nid observe les entrées,elle ne parait pas craintive, ma présence discrète est acceptée .Curieusement, il règne à l'intérieur une atmosphère de paix, quelques moineaux se sont joints à la communauté ailée et paraissent vivre en harmonie avec le merle, on a besoin de guetteurs !

Un peu de détente , un petit parcours en quête de nourriture , mais tout proche du nid , car les prédateurs circulent aussi

Tout semblait paisible et d’une maitrise absolue, la sécurité avec le pyracantha, la nourriture avec des insectes, des larves et des vers de terre, l’eau avec des abreuvoirs, excepté les  prédateurs , invisibles, qui guettent la moindre faille , "une fenêtre de tir ", de jour comme de nuit. Les scientifiques définissent ce constat comme une sélection et son corollaire, la régulation (17 avril 2020).

D’un arbuste à l’autre les cycles sont identiques et rythmés par des phases plus ou moins aléatoires. Le nid construit dans un buis, astucieusement édifié semble intouchable, mais les séquences de nourrissement sont à haut risque .Les oisillons semblent se développer et attendent impatiemment leur repas (17 avril 2020)

Sur un total de 2 nids , 8 œufs pondus et couvés, 2 oisillons nés, 25 % de réussite, le résultat est bien faible .

La prédation sévit en permanence, invisible la nuit , elle s’invite sur ces terrains bien gardés.

Nouvelle ponte le 12 avril 2022, la femelle vient de déposer ses œufs ,le nid est solidement ancré dans les branches du laurier, l'entrée est discrète, mais la prédation est difficile à contrôler.

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