Cette forteresse du XIe siècle bâtie sur un éperon rocheux est de forme triangulaire et constitué de pierres rouges. Elle s'élève à l'extrémité d'un plateau rocheux dominant le pays des quatre rivières, Cère, Bave, Mamoul et Dordogne.Son bâti est protégé par une triple enceinte et des fossés très profonds.

Le château, « dentelure de pierre de couleur sanguine » selon Pierre Loti  (1850-1923)

En janvier 1851, un incendie détruit, en grande partie, les logis du château. Il faudra attendre presque un demi-siècle (1896) pour que son nouveau propriétaire, le ténor Jean Mouliérat, tombé sous le charme du site, se lance dans son sauvetage. Il le lèguera à l’Etat en 1932.

Les coutumes de la Villefranche d’Orlinde

En 1277 , une fois bâtie et peuplée,la ville reçut du seigneur Guérin de Castelnau la charte des coutumes où furent définies et précisées dans un accord mutuel, les droits des seigneurs et les siens.

Ces « innovations » étaient à l’époque considérées comme libérales, abolissant définitivement le servage, les habitants des campagnes et des villes devaient devenir maitre chez eux.Selon cette Chartre , la Bastide était administrée par quatre consuls élus par les habitants pour un an. Ceux-ci prêtaient serment de défendre les intérêts du seigneur et ceux de la ville. Quatre consuls étaient assistés de huit conseillers.

Le seigneur de Castelnau ayant à cœur de tenir sa Villefranche bien peuplée exemptait ses habitants de tout péage dans les terres de la baronnie ainsi que pour la traversée de la Cère et de la Dordogne. Ils jouissaient des droits de pêche dans les rivières et ruisseaux. Ils pouvaient vendre à leur gré les denrées dont ils disposaient et acheter celle dont ils avaient besoin. Ladite charte fut confirmée et plus ou moins modifiée en 1314 par Manfred  et en 1554 par Jacques tous deux seigneurs de Castelnau.

Pendant la guerre de 100 ans le Quercy fut sous occupation anglaise. Le baron de Castelnau en 1360 protesta avec d’autres seigneurs du pays contre cette occupation déclarant que ses terres dont faisait partie BRETENOUX étaient inaliénable et ne pouvaient être séparées de la couronne de France. Lors des guerres de religion il semblerait que BRETENOUX fut épargné ce qui ne fut pas le cas des communes voisines grâces en partie à la diplomatie au prestige du Baron de Castelnau.

(source Bretenoux en Haut-Quercy )

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